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[JT Vipères 2026] Retour d’expériences après 15 années de suivi d’une population de Vipère péliade en forêt régionale de Grosbois (94)

Description

Présentation de Vincent Vignon lors des JT Vipères 2026

La forêt régionale de Grosbois est incluse dans un massif forestier plus vaste historiquement caractérisé par d’importantes superficies de landes à bruyères qui couvraient plus de la moitié de l’espace avant 1900. Ces landes se sont progressivement boisées au cours du 20ème siècle. Aujourd’hui, les habitats naturels favorables aux reptiles se trouvent sous une ligne à haute tension, dans une pelouse maintenue ouverte pour des raisons récréatives et dans les rares landes intraforestières du boisement. Depuis 2011, un suivi individuel des vipères a été réalisé sur environ 250 individus par photographie des têtes avec la reconnaissance individuelle des dessins des écailles. Les effets de la gestion qui a été pratiquée au cours des 15 dernières années ; broyages massifs sous la ligne à haute tension ou la gestion de la pelouse présente un riche retour d’expériences. Dans la pelouse, nous avons pu observer la colonisation de nouveaux milieux broussailleux qui se sont constitués quatre années après des arrêts de fauches, colonisation opérée majoritairement par des vipères adultes. Nous avons suivi l’utilisation du réseau de ces petits sites au grès des fauches de ces espaces ou de leur conservation. Nous avons pu observer des traversées des anciennes landes qui se sont boisées sur des distances qui cumulent plus d’une centaine à plusieurs centaines de mètres de boisements entre cette pelouse et la ligne haute tension. Cette dernière présente un couloir d’1,6 km qui nous a permis de voir les effets des bandes broyées et non broyées réorganisant l’espace favorable au cours des années. L’activité de certains mâles parcourant jusqu’à 4 km dans une saison nous a donné des indications sur le franchissement d’obstacles, la survie limitée après les années d’intenses activités, les vitesses de déplacement. Plus généralement, nous nous sommes intéressés à l’hétérogénéité des habitats naturels et ce que cela implique sur l’utilisation de l’espace et la dynamique de la population.