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[JT Vipères 2026] Étude CMR des dernières populations de Vipère aspic de l’Est lyonnais 

Description

Présentation de Fabien Dubois lors des JT Vipères 2026

Plus exigeante en termes d’habitat et moins mobile que d’autres espèces, la Vipère aspic présente dans l’est lyonnais des populations de faibles effectifs, un domaine vital réduit et une exposition à de nombreuses menaces (pratiques agricoles intensives, destruction d’individus). La reproduction de l’espèce n’a été confirmée que sur quelques sites. L’hypothèse d’un manque de connectivité entre les sous-populations a été confirmé par les analyses menées sur le logiciel Graphab (Jarod Martin), qui indiquent même un isolement entre sous-populations très proches géographiquement, en raison de barrières et d’obstacles difficilement franchissables (routes, bâti, cultures intensives etc.) Cette fragmentation laisse supposer un isolement génétique important et un risque élevé d’extinction pour certaines populations. Des actions de reconnexion (haies sèches, hibernacula, plantations) sont prévues avec la Métropole dès 2025 avec un suivi en 2026. La situation de la Vipère aspic dans la Métropole de Lyon est très inquiétante et correspondrait plutôt au statut UICN « En Danger » (EN). La méthode de CMR photographique sans manipulation s’est montrée efficace et fiable pour suivre les individus. Plusieurs individus identifiés grâce à leur motif dorsal céphalique ont été retrouvés sur différents passages, prouvant la viabilité de la méthode au cours d’une saison de prospection et devrait être vérifiée d’une année à l’autre. La capacité de déplacement de l’espèce trouvée dans la littérature (~ 250 mètres) a également été vérifiée grâce à la méthode, avec un individu retrouvé à 220 mètres de sa première observation, et un autre retrouvé à plusieurs endroits dans un rayon de 300 mètres autour de sa première observation.